LIVRE DEUXIAME. — L. XLV
Je supplie de tout mon cœur son bien-aimé Fils, et elle aussi, de vous donner leur sainte bénédiction.
Nos cum Prole pia benedicat Virgo Maria.
Vive Jésus et Marie.
Je salue très cordialement toute la Communauté.
ÉEETRE;XEV
A la Sœur Marie de la Nativité Herson. Sur le gouvernement de la maison de la Charité de Bayeux :.
Voilà, ma très chère et très aimée Fille, deux livres que | je vous envoie, dont la lecture m'a beaucoup servi. Je vous prie de les bien lire et de les pratiquer encore mieux, spécialement en ce qui regarde la douceur ; car l'humeur rude, aigre, sèche, âpre, altière et dominante, n'est propre qu'à gâter tout, qu’à détruire l'affection, la confiance et la tendresse filiale qui doit être dans les cœurs des per- | sonnes que nous gouvernons, et à y mettre la crainte, la » terreur, le mépris, l'aversion et la haine ; en un mot, cela n’est bon qu’à perdre une Communauté et à mettre une Su- } périeure au billot.Je ne crois pas, ma très chère Fille, que vous en usiez de la sorte, et personne ne m'en a parlé; mais l'expérience que j'ai que la supériorité perd beaucoup de Supérieurs, en leur donnant cet esprit haut et dominant, rude et âpre, secetaigre, me fait tout craindre.