LIVRE DEUXIÈME. — L. LI
ÉELTREALL,
À une Religieuse de Notre-Dame de Charité, Consolations.
Votre lettre, ma très chère Fille, me perce le cœur de compassion ; mais ma consolation est que votre mal n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu. Non, ma chère Enfant, votre âme n’est point en état de mort, et elle ne mourra point de la mort de ceux dont l’auteur de la vie parle, quand il leur a dit : Vous mourrez dans votre péché; mais elle vivra éternellement, pouraimer et glorifieréternellement son très aimable Rédempteur. Bannissez donc de votre esprit toutes ces pensées qui vous inquiètent. et mettez toute votre confiance en notre bénin Sauveur et en sa très bonne Mère, qui vous aiment plus infiniment que * vous ne vous aimez vous-même, et qui sont tout cœur et tout amour vers vous. Je les supplie de vous donner leur sainte bénédiction : Vos cum Prole pia benedirat Virgo Maria.