‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 40 sur 394 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

—. Le lavement des corps et l'usage des bains ne soit pas fréquent, ains soit accordé selon les intervalles des temps accoutumés, c'est-à-dire une fois le mois. Mais celles dont la nécessité de maladie requiert qu'elles se baignent, qu'on ne retarde pas davantage ; ains que cela “se fasse sans murmuration, par l'avis du médecin, en “sorte que, quand même elle ne le voudrait pas, il soit

—… 1. Le commencement de ce chapitre est un peu modifié dans l'édition de 1737.

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fait ce qu’il faut faire pour sa santé. Que sielle veut

ce qui délecte, semble être profitable, encore qu'il nuise« Enfin s’il y a quelque douleur cachée au corps de : servante de Dieu, qu'on la croïe simplement sans doute » mais toutefois à savoir, si ce qui lui plaît est propre à guérir sa douleur. Si ce n’est pas chose assurée, qu'on s’en conseille au médecin. Et que les Sœurs n’aillent point aux bains, ni ailleurs, où qu'il soit requis qu’elles aillent moins de trois ensemble : et que celle qui a besoin d'aller en quelque part, n'y aille pas avec celles qu’elle voudra, mais avec celles que la Supérieure ordonnera.

Le soin de celles qui sont malades ou de celles qui, après la maladie, ont besoin d’être ravigorées, ou de celles qui sont travaillées de quelque infirmité, ou des fièvres, doit être enjoint à quelqu'une, afin quelle de mande à la dépense ce qu'elle estimera être nécessaire à« une chacune. Et soit celles qui ont charge de la dépense, soit celles qui ont charge des vêtements, soit celles quim ont charge deslivres, qu’elles servent de bon cœur, sans murmuration, à leurs Sœurs.

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