Que, selon saint Chrysostome, travailler au salut
des âmes par un vrai esprit de charité, c'est une chose meilleure que de faire les plus grandes austérités etmortifications corporelles. .
6. Que, selon ce même Saint, employer son temps et sa vie en ce saint travail, est chose qui plaît davantage à sa divine Majesté que de souffrir le martyre ; à raison de quoi sainte Thérèse disait qu'elle portait plus d'envie à ceux qui étaient dans cet emploi, qu'aux Martyrs.
7. Que, selon saint Denys, la chose la plus divine de toutes les choses, c'est de coopérer avec Dieu au salut des âmes, et spécialement de celles qui sont abandonnées et sans secours, puisque Notre Seigneur a dit quil est venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs.
8. Que c'est pour cette intention que cet Institut a été fondé et établi dans l'Église ; et qu'elles ne sont pas entrées en cette Congrégation pour se sauver séulement, mais pour aider au salut des âmes, en la manière qui leur sera prescrite par l'obéissance.
9, Que ce leur est une grâce très particulière et une faveur du ciel extraordinaire, dont elles sont infiniment indignes, d'être associées en cet ouvrage avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, avec sa très sainte Mère, avec ses Apôtres, et avec tant de grands Saints ; et que, tandis qu’elles s’appliqueront aux exercices d’un si saint Institut, Dieu les bénira de ses grandes bénédictions et spirituelles et temporelles, n'y ayant point de personnes au monde qu'il aime plus que celles qui coopèrent avec lui au salût des âmes.
10. Qu'enfin c’est ici la première et la principale de leurs Constitutions, etla plus importante de leurs obligations ; que c'est l'esprit et l'âme de leur Institut; que c'est la voie que Dieu leur a marquée pour aller à lui et pour se rendre agréables à sa divine Majesté ;.et partant, qu’elles doivent employer leur esprit et leur cœur, leur soin et leur industrie, pour se rendre dignes coadjutrices et coopératrices de Jésus-Christ Notre-Seigneur en l'ouvrage