LES DEUX AMIS , ACTE I, SCÈNE V
J’aime mieux demander pardon de tout ce que j'ai dit.
(Il se met à genoux .)
PAULINE
Et moi, je le veux.
MÉLAC FILS
C’est une tyrannie.
PAULINE, plaisantant.
Obéissez, ou je ne vous appelle plus mon frère.
MÉLAC FILS, d’un air hypocrite , en se relevant.
Si ce nom vous déplaît, vous avez un autre moyen de m’y faire renoncer.
PAULINE
Et c’est...
tour, je n’oserais jamais... Si mon père m’eût obtenu cette survivance, mon état une fois fait... «Je le veux absolument, dit-elle, obéissez! »... J’aime à la voir prendre ainsi possession de moi sans qu’elle s’en doute. (Il va fermer le clavecin .) Oui : mais elle a beau dire, je ne jouerai point la musique de son Saint- Alban... Que je le hais avec son esprit, sa richesse et son air affectueux ! Il avait bien affaire de rester trois semaines ici, ce beau lermier général! On l’envoie en tournée...
MÉLAC fils, MÉLAC père.
MÉLAC FILS
De m’en permettre un plus doux.