‹ Œuvres compleÌ€tes de Beaumarchais.: Nouv. éd., augmentée de quatre pieÌ€ces de théatre et documents divers inédits, avec une introductionChapitre 13 sur 803 · Catalogue des autogr. vendus le 31 janvier 1854, n · texte numérisé non relu

Catalogue des autogr. vendus le 31 janvier 1854, n

VIE DE BEAUMARCHAIS

nrise à son ami le prince Beloleski1, et qui nous semble bien etre la meme que cette marquise de La Croix, dont les succès comme jolie femme et comme chanteuse étaient si grands dans le monde diplomatique à Madrid, quand, peu apres, il s y trouva avec ell / En ce cas, n’est-ce pas lui qui l’y aurait amenée? On peut d autant mieux le supposer que leur intimité là-bas était des plus étroites, et que, lorsque la marquise fut en passe de devenir la maîtresse du prince des Asturies2, Beaumarchais, qui voyait un interet pa notique dans cette influence d’une Française sur l’héritier du trône d’Espagne y aida quelque peu Son mémoire au ministre, qu’on lira plus loin, et dans lequel on voit qu il se faisait de si grand cœur le Figaro de cette Rosine d’opéra près du prince Lindor, est sur noint d’un très-bon Français, sinon d’un homme très-scrupuleux.

Il était de son temps, où pour ces sortes d’affaires bien peu de gens y regardaient de près. Des deux mondes, celui qui se croyait encore honnête et seneux touchait 1 autre alors presque à s’y mêler ; aussi Beaumarchais les confondait-il, et il ne semblait jamais qu’il eût changé, \orsqu’avec la plus merveilleuse agilité de conscience il avait passe de

C6lUSon Aplomb chez les filles du roi, et même chez la reine, où il était fort bien vu et avait pour ami particulier un des premiers écuyers, M. de la Châteigneraie, ne per ai rien par exemple, à ses fréquentations d’une tout autre espèce. Il y était aussi a aise que SIS d’y venir, il n’avait pas fait quelque fredaine chez Le Normant d’Etioles, mari de madame de Pompadour, et, quoique publiquement séparé, reste assez îen avec pour la laisser lui donner à Paris un hôtel rue du Sentier, paye avec 1 argent du .

P Beaumarchais, qui sentait là une influence de main gauche qui pourrait le servir si •ET** reta « d, ses «lies, Mmh de -m droite U.

l’hôte assidu de M. Le Normant rue du Sentier, et à Etioles, ou quand venait la fête de saint Charles, patron du seigneur, il brochait eu style grivois quelque chanson ou quelque parade dans le goût de celtes dont on trouvera plus loin, pour la première fois, deux ou

^^es^cropns-nous^ chez Le Normant qu’il connut Pâris-Duverney, grand ami, comme on sÏ conseiller des’plus intimes de madame de Pompadour, et

le plus volontiers dans ce ménage, ou, nous 1 avons dit, la *ePara P èrePde

toujours les rapprochements. La marquise n’oubliait pas que Le Norm P

sa fille Alexandrine , et Le Normant, pour qui c’était une ressource, 1 oubliait encore

H^lTne fut pas indifférent à Beaumarchais de faire chez lui la connaissance de Paris- Duverney, et il ne fut pas non plus indifférent à celui-ci d’y connaître Beaumar ha^ L un se dit que ce vieux financier, le plus intelligent des quatre Pans -il avait eu trois f toujours resté au plus fort de ces grandes affaires, ou jadis par «mnp il avaU ait la fortune de Voltaire, en l’intéressant dans les vivres, pourrait bien aussi “J" " ^ et l’autre, de son côté, pensa que ce Beaumarchais, si bien en cour près i de J e^a“e^e par elles près du roi lui-même, pourrait peut-être le servir pour ce qui était un des grands

Il avait, ce qui restera sa gloire, fondé l’Ecole militaire, d ou notre Ecole de Samt-Cyr est sortie, et dans ce temps, où les défaites delà guerre de ept ns, au ieu l’idée de revanche, n’avaient amené que le dégoût des batailles, îen peu e gens

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