‹ Œuvres compleÌ€tes de Beaumarchais.: Nouv. éd., augmentée de quatre pieÌ€ces de théatre et documents divers inédits, avec une introductionChapitre 134 sur 803 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

MÉLAC père ; ANDRÉ en papillotes et en veste du malin, un balai de plumes sous son bras, entre , regarde de côté et d'autre , et s'en retourne.

ANDRÉ

11 n’y est pas, monsieur Dabins.

MÉLAC PÈRE

Qu’est-ce?

ANDRÉ

Ah ! ce n’est rien. C’est ce gros monsieur...

MÉLAC PÈRE

Quel monsieur?

ANDRÉ, d'un ton niais.

Celui qui vient... qui m’a tant fait rire le jour de cette histoire...

MÉLAC PÈRE

Est-ce qu’il n’a pas de nom?

ANDRÉ

Si fait, il a un nom. Monsieur... monsieur... C’est qu’il s’appelle encore autrement.

MÉLAC PÈRE

Autrement que quoi ?

ANDRÉ

Je l’ai bien entendu peut-être... Paris, deux et demi; Marseille, Canada, trente-huit ; que sais-je?

MÉLAC PÈRE, riant de pitié.

Ah! l’agent de change?

ANDRÉ

C’est ça.

MÉLAC PÈRE

Mais ce n’est pas moi qu’il cherche?

ANDRÉ

C’est M. Dabins.

MÉLAC PÈRE

Qu’il passe à la caisse d’ Aurelly.

ANDRÉ

Il en vient; ce caissier n’est-il pas déjà sorti?

MÉLAC PÈRE

Un jour comme celui-ci ! Il est donc fou.

ANDRÉ

Je ne sais pas.

Voyez à sa chambre, au jardin, partout.

ANDRÉ va et revient.

Moi, j’ai mon ouvrage... et si je ne le trouve pas, qu’est-ce qu’il faut que je lui dise?

MÉLAC PÈRE

Rien. Car on ne finirait plus...

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