‹ Œuvres compleÌ€tes de Beaumarchais.: Nouv. éd., augmentée de quatre pieÌ€ces de théatre et documents divers inédits, avec une introductionChapitre 138 sur 803 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

MÉLAC père, DABINS, AURELLY.

MÉLAC PÈRE, à part.

Ah! dieux!

AURELLY.

Quoi?

MÉLAC PÈRE, s’efforçant de rire.

Je crois l’entendre.

AURELLY.

Au contraire, monsieur, ai-je répondu; je ne püis mieux reconnaître le nouveau bien que je lui dois, qu’en continuant à l’exercer avec honneur.

MÉLAC PÈRE, embarrassé.

Ah ! mon ami, le commerce expose à de .si terribles revers !

AURELLY.

Tu m’y fais songer : l’agenl de change ne s’explique pas ; mais, à son air, je gagerais que le payement ne se passera pas sans quelque banqueroute considérable.

AURELLY.

Bonjour, Mélac. Ah ! te voilà, Dabins? J’ai trouvé l’agent de change qui te cherche ; il emporte mes deux effets sur Pétersbourg. Eh bien ! nos fonds de Paris ?

(f/ Ôte son épée, qu'il pose sur une chaise.) MÉLAC PÈRE, vivement.

C’est ce dont il me parlait, en me demandant si je n’avais pas quelques papiers à échanger pour simplifier son opération.

AURELLY.

Comme tu es rouge, Mélac !

MÉLAC PÈRE

Ce n’est rien.

AURELLY, à Dabins qui sort.

Monsieur Dabins, le bordereau de tous mes payements en état pour ce soir.

( Dabins sort.)

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