‹ Œuvres compleÌ€tes de Beaumarchais.: Nouv. éd., augmentée de quatre pieÌ€ces de théatre et documents divers inédits, avec une introductionChapitre 191 sur 803 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

SAINT-ALBAN, AURELLY, MÉLAC père, PAULINE, MÉLAC fils, DABINS.

MÉLAC FILS, s’écriant.

Aux pieds de mon père !

MÉLAC PÈRE

Dabins , vous m’avez trahi !

DABINS, avec joie.

Pouvais-je garder votre secret, en apprenant que monsieur acquittait votre dette?

MÉLAC PÈRE

Il vient à mon secours? ( A part.) O vertu! voilà ta récompense. {A Aurelly.) Ami, quelles sont donc tes ressources?

SAINT-ALBAN

Tout le bien de mademoiselle en dépôt dans ses mains.

De notre Pauline? Ah! mon cher Aurelly!

AURELLY.

Tu te perdais pour moi !

MÉLAC PÈRE

Mais, toi...

AURELLY.

Peux-tu comparer de l’argent, lorsqu’il t’en coûtait l’état et l’honneur?

MÉLAC PÈRE

Je m’acquittais envers mon bienfaiteur malheureux; mais toi, dans tes soupçons sur ma probité, devais-tu quelque chose à ton coupable ami ? MÉLAC FILS, avec joie.

Ah! mon père!

SAINT-ALBAN

Eh bien, monsieur Aurelly ! puis-je accepter en payement le mandat que vous m'offrez?

MÉLAC PÈRE, avec effroi.

Quel mandat?

AURELLY, pénétré , à Saint-Alban.

Vous serez satisfait, monsieur : mon premier sentiment lui était bien dû ; le second me rend tout entier à mon malheur.

MÉLAC PÈRE

Voilà ce que j’ai craint!

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