SCÈNE IV
LE COMTE, seul, marche en rêvant.
J ai fait une gaucherie en La colère n’est bonne à rien. -
éloignant Basile !...
- Ce billet remis par
lui, qui m’avertit d’une entreprise sur la comtesse; la camériste enfermée quand j’arrive; la maîtresse affectée d’une terreur fausse ou vraie; un homme qui saute par la fenêtre, et l’autre après qui avoue... ou qui prétend que c’est lui... Le fil m’échappe. Il y a là dedans une obscurité... Des libertés chez mes vassaux, qu’importe à gens de cette étoffe ? Mais la comtesse ! si quelque insolent attentait... Où m’égaré-je? En vérité, quand la tête se monte, l’imagination la mieux réglée devient folle comme un rêve ! — Elle s’amusait ; ces ris étouffés, cette joie mal éteinte ! — Elle se respecte ; et mon honneur. . . où diable on l’a placé ! De l’autre part, où suis-je? Cette friponne de Suzanne a-t-elle trahi mon secret?... Comme il n’est pas encore le sien!... Qui donc m’enchaîne à cette fantaisie? j’ai voulu vingt fois y renoncer... Étrange effet de l’irrésolution ! si je la voulais sans débat, je la désirerais mille fois moins. — Ce Figaro se fait bien attendre! il faut le sonder adroitement ( Figaro paraît dans le fond; il s'arrête), et tâcher, dans la conversation que je vais avoir avec lui, de démêler d’une manière détournée s’il est instruit ou non de mon amour pour Suzanne.