Acte- V, Se. I
LE MARIAGE DE FIGARO, ACTE V, SCÈNE III
mesure qu'ils arrivent , et dit d'un ton farouche:) Bonjour, messieurs, bonsoir; êtes-vous tous ici?
Ceux que tu as pressés d’y venir.
FIGARO
Quelle heure est-il bien à peu près ?
ANTONIO regarde en l'air.
La lune devrait être levée.
BARTHOLO
Eh! quels noirs apprêts fais-tu donc? Il a l’air d’un conspirateur !
FIGARO, s'agitant.
N’est-ce pas pour une noce, je vous prie, que vous êtes rassemblés au château ?
brid’oison.
Cè-ertainement.
ANTONIO
Nous allions là-bas, dans le parc, attendre un signal pour ta fête. .
FIGARO
Vous n’irez pas plus loin, messieurs ; c’est ici, sous ces marronniers, que nous devons tous célé^ brer l’honnête fiancée quej’épouse, et le loyal seigneur qui se l’est destinée.
BASILE, se rappelant la journée.
Ah! vraiment, je sais ce que c’est. Retironsnous, si vous m’en croyez : il est question d’un rendez-vous ; je vous conterai cela près d’ici. brid’oison, à Figaro.
Nou-ous reviendrons.
Quand vous m’entendrez appeler, ne manquez pas d’accourir tous, et dites du mal de Figaro, s’il ne vous fait voir une belle chose.
BARTHOLO
Souviens-toi qu’un homme sage ne se fait point d’affaire avec les grands.
FIGARO
Je m’en souviens.
BARTHOLO
Qu’ils ont quinze et bisque sur nous par leur état.
FIGARO
Sans leur industrie, que vous oubliez. Mais souvenez-vous aussi que l’homme qu’on sait timide est dans la dépendance de tous les fripons.
BARTHOLO
Fort bien.
FIGARO
Et que j’ai nom de Verte- Allure, du chef honoré de ma mère.
BARTHOLO
Il a le diable au corps.
brid’oison.