SCÈNE X
le COMTE, BÉGEARSS.
LE COMTE
Refermons ce perfide écrin. J’ai la preuve que je cherchais. Je la tiens, j’en suis désolé : pourquoi l’ai-je trouvée? Ah! Dieu! lisez, lisez, monsieur Bégearss.
BÉGEARSS, repoussant le papier.
Entrer dans de pareils secrets! Dieu préserve qu’on m’en accuse !
LE COMTE
Quelle est donc la sèche amitié qui repousse mes confidences? Je vois qu’on n’est compatissant que pour les maux qu’on éprouva soi-même.
BÉGEARSS
Quoi! pour refuser ce papier!... (Vivement.) Serrez-le donc; voici Suzanne.
( Il referme vite le secret de Vécrin. Le comte met la lettre dans sa veste , sur sa poitrine.)