‹ Œuvres compleÌ€tes de Beaumarchais.: Nouv. éd., augmentée de quatre pieÌ€ces de théatre et documents divers inédits, avec une introductionChapitre 364 sur 803 · LA MÈRE COUPABLE, ACTE II, SCÈNE XL · texte numérisé non relu

LA MÈRE COUPABLE, ACTE II, SCÈNE XL

Va, je n’ai garde; ne crains rien.

GUILLAUME

Mon maître il dit, meissieïr, vous âfre tout l’esprit, et moi pas... Alors c’est chuste... Mais peutêtre ché suis mécontent d’avoir dit à fous...

FIGARO

Et pourquoi?

GUILLAUME

Ché sais pas. - La valet trahir, voye-fous... L’être un péché qu’il est parpare, vil, et meme... puéril.

FIGARO

Il est vrai ; mais tu n’as rien dit.

GUILLAUME, désolé. - . ]

Mon Thié! mon Thié! ché sais pas, là... quoi tire... ou non.. (Il se relire en soupirant.) Ah!

(Il regarde niaisement les livres de la bibliothèque. ) FIGARO, à part.

Quelle découverte! Hasard, je te salue! (Il cherche ses tablettes.) Il faut pourtant que je démêle comment un homme si caverneux s’arrange d un tel •imbécile... De même que les brigands redoutent les réverbères... Oui, mais un sot est un fallût, la lumière passe à travers. (Il dit en écrivant sur ses tablettes : ) O’Connor, banquier irlandais. C est la qu U faut que j’établisse mon noir comité de recherches. Ce moyen-là n’est pas trop constitutionnel; ma verdio ! l’utilité ! Et puis, j’ai mes exemples {.{Ilecni.) Ouatre ou cinq louis d’or au valet charge du detail de la poste, pour ouvrir dans un cabaret chaque lettre de l’écriture d’Honoré-Tartufe Bégearss... Monsieur le tartufe honoré, vous cesserez enfin de l’être’ Un dieu m’a mis sur votre piste. (U serre ses tablettes.) Hasard, dieu méconnu, les anciens t’appelaient Destin! nos gens te donnent un autre nom...

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