LA MÈRE COUPABLE, ACTE IV, SCÈNE IV
De la rancune pour si peu? Vous êtes bien bon d’y songer! chacun n’a-t-il pas sa manie?
FIGARO
Et celle de monsieur est de ne plaider qu à huis
clos? ,
BÉGEARSS, lui frappant sur I épaule.
Il n’est pas essentiel qu’un sage entende tout, quand il sait si bien deviner.
FIGARO
Chacun se sert des petits talents que le ciel lui a départis.
BÉGEARSS
Et l’Intrigant compte-t-il gagner beaucoup avec ceux qu’il nous montre ici?
FIGARO
Ne mettant rien à la partie, j’ai tout gagné... si je fais perdre l 'autre.
BÉGEARSS, piqué.
On verra le jeu de monsieur.
FIGARO
Ce n’est pas de ces coups brillants qui éblouissent la galerie. (Il prend un air niais.) Mais chacunpout soi, Dieu pour tous, comme a dit le roi Salomon.
BÉGEARSS, souriant.
Belle sentence! N’a-t-il pas dit aussi . Le so et luit pour tout le monde?
FIGARO, fièrement.
Oui, en dardant sur le serpent prêt à mordre la main de son imprudent bienfaiteur !
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