CHOEUR DE SOLDATS
Notre ordre est d’en forcer l’entrée.
CALPIGI.
Urson, expliquez-vous.
URSON.
Le sultan agité,
Sur l’effet d’un courroux qu’il a trop écoute,
Veut que l’affreux muet soit massolé, jeté Dans la mer, et, pour sépulture,
Y serve aux monstres de pâture.
CALPIGI se met entre eux et Tarare.
Le voici : de sa mort, Urson, je prends le soin.
Les jardins du sérail sont commis à ma garde , Mes eunuques sont prêts.
URSON.
Pour que rien ne retarde, Son ordre est que j’en sois témoin.
Marchez, soldats, qu’on s’en empare!
(Les soldats lèvent la massue.)
UN SOLDAT, s'avançant.
Ce n’est point un muet.
urson.
Quel qu’il soit!
TARARE, se retournant vers eux.
C’est Tarare
urson.
Tcir^rc !...
(Les soldats et les eunuques reculent par respect .) CHOEUR DE SOLDATS ET D EUNUQUES.
Tarare! Tarare 1
CALPIGI.
Un tel coupable, Urson, devient trop important
TARARE, ACTE
Pour qu’on l’ose frapper sans l’ordre du sultan.
. [A Tarare , à part.)
En suspendant leurs coups, je te sauve peut-être. URSON, avec douleur.
Tarare infortuné! qui peut le désarmer?
Nos larmes contre toi vont encor l’animer !