SUPPLIÉ DE LA CONDUIRE A BALE DANS SA FA
« mille... » — Vous avait supplié! non pas; le contraire est dans vos épîtres ; et nous lisons dans celle du 27 juillet, à l’ami2: Ma femme sera sans doute maîtresse d’aller à Bâle ; J’AVAIS PROPOSÉ CETTE PARTIE dans le temps , parce que je supposais que cela lui ferait plaisir ; je suis toujours dans les mêmes sentiments, etc.
Qu’en pense le noble écrivain? Sont-ce là les supplications d’une épouse pour qu’on la mène à Bàle dans sa famille ? N’est-ce pas au contraire l’époux qui l’avait proposé lui-même comme une partie de plaisir? On va voir à quelle intention.
(( La dame Kornman m’ayant supplié de la con- « duire a bale dans sa famille, je finis par y con- « sentir; mais à deux conditions. » (Voyons.)
La première, nous dit-on, est la décence recommandée dans ses entrevues avec le sieur Daudet à Strasbourg. — C’est fort bien pensé ; mais, monsieur, elle eût été mieux à Paris.
La seconde, « qu’elle chassera une femme de « chambre et un domestique qui l’avaient aidée « dans ses intrigues avec le jeune étranger, et « que je soupçonnais de l’aider encore dans ses « nouvelles intrigues avec le sieur Daudet. » Voyez, lecteur, si je cite à faux s.
Maintenant que vous l’avez lu, ayez la patience de revenir à sa lettre du 27 juillet 1780. C’estd’époque dont il s’agit ; et lisez-y ces phrases si bien concordantes à l’explication qu’il en donne : J’ai seulement observé que je ne voudrais pas faire cette partie de plaisir (le voyage de Strasbourg à Bâle) avec des alentours qui me déplaisent et qui mont manqué (ces alentours sont les valets). Si cependant ma femme veut les garder, elle fera pour lors le voyage seule, et moi j’irai de mon côté : car je ne veux contraindre personne, encore moins ma femme... Et plus bas dans la même lettre : A l'égard de la femme de chambre que ma femme veut prendre, tous les sujets me conviennent, pourvu qu'elles aient un peu l’apparence de l’honnêteté. Je sais bien qu’on ne peut pas avoir des vestales ; mais il y a toujours une certaine conduite à observer. Elle peut prendre Justine, QU’ELLE AVAIT, ou une