Loménie, t. I, p
3. On ne sait rien sur la mère de Beaumarchais, sinon, comme on le voit ici, qu’elle était pour lui toute indulgence et tendresse ; et, ainsi que Jal nous l’a appris dans son Dict. critique, qu’elle mourut à cinquante-six
ans, le 18 août 1758. D’après un bruit dont Rivarol se fit l’écho dans sa violente satire contre Beaumarchais, où
il parle de « sa comique origine, » elle aurait commencé par être danseuse à l’Opéra de Bordeaux.
4. Il en parut une, datée du 16 novembre 1753, dans le volume du mois suivant, p. 170-172 ; une autre du 24 janvier 17 54, dans le volume de février, p. 214*215; et enfin une troisième, qui n'est plus relative à cette contestation , mais où Pierre-Augustin ne s’occupe encore que de ses inventions d’horlogerie, dans le Mercure de juillet 1755, p. 177-183. Elle est datée du 16 juin précédent.
VIE DE BEAUMARCHAIS
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savent, dit La Harpe à qui nous devons ce détail, que cet homme si fameux par ses procès
p-ae'na le nremicr de tous a 1 Académie des sciences . » ,
S SSon ambition qui, depuis, devait se dépenser, au risque de s'y perdre sur tant d autres choses de la diversité la plus infinie, ne visait pas alors plus haut que 1 horlogerie, et ses plus minuscules inventions : faire pour madame de Pompadour une montre en bague de quatre lignes de diamètre au plus, se remontant sans clé, pour trente heures, a aide d un cercle à crochet autour du cadran; après cette montre, « la plus petite qu’on eut encore faite » en entreprendre une autre pour le roi, toute pareille, mais à répétition, ce qui en doublait la difficulté; fabriquer ensuite, « dans le goût de ces montres, » une petite pendule a deux cadrans, pour une des filles du roi, Madame Victoire1 2 3; et, comme recompense obtem d’être présenté à Louis XV et à Mesdames, puis d’être agrégé à la Société royale de Londres i acheminement naturel pour arriver à notre Académie des sciences, comme un de ses maîtres,
l’horloger Le Rov 4 * : voilà où tendaient tous ses efforts. .
Il ne fut pas de la Société de Londres, et bientôt il n’y pensa pas plus qu a 1 Academie des sciences; mais, en revanche, l’autre partie de son rêve, être introduit a k b J
donner peu à peu ses libres entrées et y rester, se réalisa, et amena le changement le p
complet dans sa fortune. . .,
Les fdles de Louis XV étaient folles de musique, et Beaumarchais, nous 1 avons vu, y était passé maître sur toutes sortes d’instruments, entre autres la harpe, encore assez peu maniée alors, et pour laquelle, malgré la défense de son pere, qui, au moment Je leur réconciliation, ne lui avait permis que la flûte et la basse de viole ü s était fait dune
foice j>uï>t d,union . ü était arri-vé chez Mesdames comme horloger, il resta comme
musicien, organisateur de concerts intimes 6, et surtout, ce dont il fit toujours son gran moven d’action, comme homme d’esprit. Je n’ai pas besoin de dire a quel point il 1 était e avec quelle variété de ressources, et aussi quel aplomb, ce qui, loin de lui nuire, comme ces sociétés de moins grand air que froisse toute supériorité se faisant .trop ? va ® W au contraire, chez le roi, chez ses filles, et le Dauphin leur frere, ou 1 on était trop haut pour
s’offusouer de ce crue son ton avait d avantageux. ( , -,
Il possédait au reste, pour flatter les grands sans déchoir, un art étonnant auqud l e fallait pas moins, il est vrai, que tout son esprit et la réputation que, sui ce d’assez bonne heure. « 11 avait toujours, dit La Harpe 7, 1 air etre j ;
valent pas être d’un autre avis que le sien, à moins d’avoir moins d e*rrt ^que lui, ce que lui-même ne supposait jamais, comme on peut le croire surtout avec ce^ quimi avaum peu; et, s’énonçant avec autant de confiance que de séduction, 1 P amour-propre et de leur médiocrité, en rassurant l’une par 1 autre. » nnrnmp
D-«5»P avantages 1. «ccvir.n. ...or. 6,., ce monde, .» . le pins ,ol, h»»™. • ~ on disait, n’était jamais le moins mal venu : s. taille élevee et bien prts. , sa “« >” >
qui plus tard, après la maturité des rudes épreuves, prit quelque chose de 1 an d un v soldat en retraite » sa physionomie étincelante, qu’éclaira tou ours nMmel°r9que 1 ^surdité, dont il fut atteint assez jeune, y eut jeté quelque hésitation, le regard le plus vif, le
1. Cours de littérature , 1800, in-8, t. XI, 2e part., p. 549.