L'ECRIVAIN PUBLIC
COrPLETS DE FÊTE
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Ali! (Ir la Rcjmbliqrn'.
LKS ENFANTS.
Daignez, monsieur, nous servir d'interprète. Chantez |)our nous Jacques qui fait du bien.
l'écrivain.
A le louer, eiilanls, ma plume est prèle.
^I)K l5KI\A>(iKU.
Des malheureux, oui, Jacque est le soulieu. Je le peindrai pur, dans son opulence.
Des titres vains dont l'orgueil se nourrit.
LES ENFANTS
Chantez plutôt noti-e reconnaissance ; Des enfants n'ont pas tant d'esprit.
l'écrivain. On peut chez lui ci^lébrer la richesse Qui trop souvent corrompit les humains.
Fruit du travail, tout l'argent de sa caisse §ans les salir a passé dans ses mains. Parfois chez nous la probité prospère ; Aux grands talents parfois le ciel sourit.
LES ENFANTS
Parlez plutôt de notre pauvre père.
Des enfants n'ont pas tant d'espril .
l'écrivain.
Je veux surtout le peindre à la tribune. A la raison sa voix donna l'essor.
Il défendit la publique fortune Lorsqu'aux proscrits il prodiguait son or. Il nous montra la patrie expirante Sur des trésors que le pouvoir tarit.
LES ENFANTS
Peignez plutôt notre mère soutirante :
Des enfants n'oni pas tant d'espril.
(i CHAASO^S
l'écrivain.
Je veux aussi peindre la calomnie :
Point de vertus que respectent ses traits. Mais par le souffle une glace ternie , Plus pure aux yeux brille l'instant d'après. En vain des sots il connut l'inconstance, Du citoyen la palme refleurit.
LES ENFAMS.
Dites plutôt qu'il est notre espérance : Des enfants n'ont pas tant d'espril.
l'écrivain.
Pauvres enfants! je vois ce qu'il faut dire : De vos parents Jacque est l'unique appui. Les biens si chers auxquels ifn père aspire, Vous priez Dieu de les verser sur lui. Pour lui porter ces vœux d'une âme pure, Vous attendiez que sa porte s'ouvrît.
Plus grands que vous passent par la serrure: Des enfants n'ont pas tant d'esprit.
I)K BKRANGKU. 'm