LE CONVOI DE DAVID
Air. de Roland.
Non, non, vous ne passerez pas.
Crie un soldat sur la frontière, A ceux qui de David, hélas!
Rapportaient chez nous la poussière.
— Soldat, disent-ils dans leur deuil, Proscrit-on aussi sa mémoire?
Quoi ! vous repoussez son cercueil , Et vous héritez de sa gloire!
CFIOEUR.
Fiit-il privé de tous les biens,
Eùt-il à trembler sous un maître.
Heureux qui meurt parmi les siens
Aux bords sacrés {bis) qui l'ont vu naître! (bis.)
Non , non , vous ne passerez pas , Dit le soldat avec furie.
— Soldat, ses yeux jusqu'au trépas Se sont tournés vers la patrie.
Il en soutenait la splendeur Du fond de l'exil qui l'honore; C'est par lui que notre grandeur Sur la toile respire encore.
DK BKRANGKH.
CIIOEUK.
Fùt-il privé de lous les biens,
Eut-il à trembler sous un maître,
Heureux qui meurt parmi les siens
Aux bords sacrés {bis) qui Pont vu naître! (bis.
Non, non, vous ne passerez pas, Redit plus bas la sentinelle.
— Le peintre de Léonidas Dans la liberté n'a vu qu elle.
On lui dut le noble appareil " Des jours de joie et d'espérance, Où les beaux-arts à leur réveil Fêtaient le réveil de la France.