LA MORT
Lorsque je vois la mort avec sa faux en main ,
Visiter les châteaux et sabrer la chaumière ,
Je dis , bien fou qui croit que le glas funéraire
Pour lui ne pourra pas sonner le lendemain.
Car je ne vois .pas trop que la cruelle laisse
Le bois encore vert, le tendre, ni le dur.
Je vois qu'elle prend tout , qu'il soit vieux ou qu'il naisse ,
Comme nous , nous cueillons un beau raisin bien mûr.