‹ OEuvres complètes. Accompagnée d'observations et d'éclaircissements historiques (volume 2)Chapitre 108 sur 138 · Tome XI. Hist. anc. "2 II · texte numérisé non relu

Tome XI. Hist. anc. "2 II

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tourner ses recherches sur ce qui regarde les mœurs , les devoirs de la vie , les vertus et les vices. C'est donc avec raison que Socrate est regardé comme le fondateur de la philosophie morale chez les Grecs.

Ce n'est pas qu'il n'eût étudié à fond les autres parties de la philosophie : il les possédait toutes parfaitement, et s'y était rendu très-habile. Mais, comme il les jugeait peu utiles pour la conduite de la vie, il en fit Ep. a<i .AEs- peu d'usage; et, si l'on en croit Xénophon, jamais, dans ses disputes, on ne l'entendit parler ni d'astronomie, ni de géométrie, ni de ces autres sciences sublimes, qui jusqu'à lui faisaient l'unique occupation des philosophes; en quoi il paraît vouloir contredire et réfuter Platon , qui met souvent dans la bouche de Socrate ces sortes de matières.

Je ne dirai rien ici , ni des circonstances de la vie et de la mort de Socrate, ni de ses sentiments , je l'ai fait ailleurs avec assez d'étendue. Il ne me reste à parler que de ses disciples , qui , se faisant tous honneur de reconnaître Socrate pour leur chef, se partagèrent néanmoins en différents sentiments.

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