‹ OEuvres complètes. Accompagnée d'observations et d'éclaircissements historiques (volume 3)Chapitre 128 sur 141 · C. VALERIUS POTITUS · texte numérisé non relu

C. VALERIUS POTITUS

Cette année fut marquée par un triste événement; Dames

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cause ou par 1 intempérie de 1 air , ou par un crime convaincues affreux. Tite-Live expose au long cette seconde cause, dempoison-

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mais en avertissant qu'elle paraît douteuse à quelques ^^ ^rv!"e' auteurs. On voyait avec étonnement les principaux fap- 18. de la ville mourir de maladies qui paraissaient .semblables, et tous presque avec les mêmes symptômes. Dans le trouble et l'alarme où était toute la ville, une femme esclave se présenta à Q. Fabius, surnommé depuis Maximus, qui était pour-lors édile curule , et promit d'indi({uer la cause de cette mortalité, pourvu qu'on la mît à l'abri des suites que pouvait avoir cette affaire. Fabius donna avis sur-le-cliamp aux consuls de ce qu'il venait d'apprendre, et ceux-ci en firent leur rapport au sénat , qui fit donner à l'esclave les assurances qu'elle demandait. Elle déclara que cette mortalité venait du poison préparé et composé par des dames romaines, et que, si l'on voulait la suivre, on en aurait des preuves évidentes. Les consuls la suivirent en effet, surprirent (juelques dames o<^cupées actuellement à faire cuire certaines drogues, et trouvèrent dans des armoires fermées des breuvages tout

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préparés. Ils firent porter ces breuvages clans la place publique, et y firent comparaître vingt clames romaines, chez lest{uelles on les avait trouvés. Il y avait entre elles deux patriciennes, Cornélia et Sergia, qui dirent que ces breuvages étaient des remèdes salutaires. L'esclave, qui par cette réponse se voyait accusée de faux, insista à ce que, pour prouver leur innocence, elles en prissent elle-mêmes. Ayant fait écarter la multitude, toutes consultèrent ensemble, acceptèrent hardiment la proposition qu'on leur faisait, burent chacune de ce breuvage, et périrent par leur propre crime. Les femmes qui les accompagnaient, arrêtées sur-le-champ , indiquèrent un grand nombre d'autres dames, dont il y en eut jusqu'à cent soixantedix de condamnées. Jusqu'alors dans les tribunaux de Rome il n'avait point été question du crime d'empoisonnement.

Outre ce cpie dit Tite-Live, que quelcjues auteurs attribuaient la mortalité de cette année , non à du poison, mais à une maladie épidémique, il y a , ce me semble, dans le récit même de ce fait plusieurs circonstances qui le rendent peu vraisemblable, surtout le nombre de près de deux cents femmes convaincues de ce crime. Est-il croyable qu'elles eussent pu garder pendant quelque temps un secret de cette importance avec un silence si inviolable, qu'il n'en eût rien transpiré au-dehors?

Quoi qu'il en soit, on regarda cet événement comme un effet de la colère des dieux; et, pour Tapaiscr, ou eut recours à une cérémonie déjà employée quelquefois dans de dangereuses conjoncturels, et dont il a

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été parlé ailleurs : c'était ddllacher le clou au toiiiple (le Jupiter. On nomma pour cela un dictateur'.

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