LIVRE SIXIEME
§ I. Les tribnns militaires changent le siège de Véïes en blocus , et prennent la résolution d'y faire hiverner les troupes. Plaintes des tribuns du peuple. Belle harangue d'Appius pour réfuter les tribuns. Un échec reçu à? Véïes redouble le courage des Romains. Générosité admirable des cavaliers et du peuple. Joie sensible du sénat. On établit la paie pour la cavalerie. Plaintes des tribuns du peuple , au sujet des impositions. Nomination des tribnns du peuple , qui souffre quelque difficulté. On fait le procès à deux tribuns militaires. Ils sont condamnés à une amende. Raisons d'une peine si légère. Enfin les plébéiens obtiennent une place parmi les tribuns militaires. Page 293 ^ II. Établissement du lecdsternium pour faire cesser la peste. Attaque des ennemis devant Véies heureusement repoussée. Scrupules de religion par rapport aux comices. Une crue subite du lac d'Albe donne lieu d'envoyer à Delphes. Réponse de l'oracle. Licinius refuse la charge de tribun militaire, et la fait tomber à son fils. Camille est nommé dictateur. Il rétablit tout à Véies, Près de prendre la ville , il consulte le sénat sur le butin. La ville est prise par le moyen d'une mine.
Relie parole de Camille. Joie extraordinaire à Rome. Triomphe de Camille. Delà dime duil)utin on fait un présent à Apollon. Le peuple demande d'être transporté à Véies.
ÎN'ouvelle difficulté sur retendue qu'il fallait donner au vœu de la
dîme. Les dames romaines se défont de leurs bijoux, pour fournir l'or nécessaire au présent destiné à Apollon. Elles en sont avantageusement récompensées. P. 3i5
§ III. Expédition de Camille contre les Falisques. Trahison du maître qui livre ses disciples : générosité de Camille qui les renvoie à leurs parents. Les Falisques se rendent aux Romains. Les députés qui portaient une coupe d'or à Delphes sont arrêtés par les pirates. Généreuse conduite de Timasithée leur chef. Deux tribuns du peuple sont condamnés à une amende. Camille s'oppose fortement au dessein de passer à Véies. Le sénat , par ses prières , obtient du peuple que la loi pour passer à Véïes soit abrogée. Mort d'un des censeurs. Voix qu'entend Cédicius au sujet des Gaulois. Camille, accusé injustement par un tribun du peuple , prévient sa condamnation, et se retire en exil à Ardée. 3^7
^ IV. La ville de Clusium , assiégée par les Gaulois , implore le secours des Romains, qui envoient aux assiégeants des ambassadeurs. Ceuxci , s'étant joints aux Clusiens dans uue sortie , les Gaulois lèvent le siège et marchent contre Rome. Les Romains , qui étaient allés à leur rencontre , sont vaincus et entièrement défaits près d'Allia. Les Gaulois .s'avancent vers Rome. Un petit corps de troupes se retire dan»
le Capitole avec une partie du sénat. Les vestales et les prêtres se chargent des choses sacrées. Cou-
TABLE DES MATIERES
rage des vieillards qui demeurent dans la ville. Pitié d'Albinius à l'é- {jard des vestales qui se réfugient à Céré. Les vieux sénateurs, revêtus de leurs baliits de cérémonie, se tiennent chacun à leur porte.
Les (iaulois trouvent Rome presque déserte. Massacre des vieux sénatenrs. Les Gaulois mettent le feu à la ville. Ils sont repoussés à une attaque du Capitule. Camille défait un détachement considérable de Gaulois près d'Ardée. Défaite des Toscans. Action pieuse et hardie de Eabius Dorso. Camille est nommé dictateur par le sénat. Les
oies sauvent la citadelle. Courage de Manlius. Les Romains, réduits à l'extrémité , capitulent. Camille survient et défait les Gaulois. Ils sont entièrement taillés en pièces dans une seconde action. Camille rentre triomphant dans Rome. Réflexions sur la prise de cette ville.
Habitants de Céré récompensés.
Temple élevé à Aius Locutius. Honneur rendu aux oies. Les tribuns proposent de nouveau au peuple de passer à Véies. Camille s'y oppose fortement. La proposition des tribuns du peuple est rejetée. Rome est rebâtie à la hâte. Paire 35o