Tome 111. I U
PÉDR U.
Est très -bonne. Il est brave et galant. Il aime à triompber également des ennemis et des femmes. Ruses de suerre , ruses d'amour lui sont connues. Je suis certain que , s'il voit jamais madame , il emploiera toutes les finesses de son art pour parvenir à lui plaire.
ROS A.LIIVE.
Je me sens de force à mettre toutes ses ruses en défaut.
CAZINI. •
Je ne m'y fierais pas
ROS ALINE
Au moins y a-t-il quelque mérite à se laisser vaincre. Mais n'avoir tous les jours qu'à repousser l'ennuyeuse langueur des amants timides que mon veuvage m'attire ! n'entendre que des soupirs et de fades déclarations ! avec un amant de ce caractère , la lutte est glorieuse ; on oppose l'esprit à l'esprit , et l'on trouve enfin quelque honneur à remporter une victoire.
C AZI^'I.
Style de coquette , ma nièce. Nous ferons mieux de nous rendre au pavillon.
ROSALIjN E.
Allons donc attendre ce nouvel amant. Je ne sais si je me trompe ; mais je cranis pour lui le sort des autres. Il viendra, il verra, il aimera, il parlera, et il ennuiera. Selon votre louable habitude , vous me l'offrirez pour époux , je refuserai ; vous vous fâcherez , je vous embrasserai ; et notre amant confus , embar-