‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 133 sur 340 · SCENE XVII. ao · texte numérisé non relu

SCENE XVII. ao

coup les militaires.... ( A Germencej. ) Si vous alliez le trouver, si vous lui faisiez entendre....

PEDRO

Ah ! monsieur , voulez-vous être la cause d'un malheur? Il faut qu'il se cache au contraire. {^Au colonel. ) Allez faire un tour dans le parc, et bientôt....

C AZIIVI.

En effet, c'est le plus prudent. Moi et Pedro nous arrangerons l'affaire.

G E R M E N C E Y , bas à Pedro , en sortant.

Songe à gagner l'argent que tu as reçu.

PEDRO, Las à Cermencey.

Il est bien gagné , puisque je le tiens.

SCÈ^ ^VIV,

PEDRO, CAZINI.

C A Z I ]V I , après un moment de réflexion.

Mon parti est pris. Va trouver ce jeune homme. Dis-lui....

PÉUKO.

Qu'il remonte à cheval , et qu'il parle.

c AZINl.

Non, qu'il entre. Je vais lui parler d'une manière....

PEDRO, à part.

Ah, diable! ce n'est pas là mon compte. ( Haut. . Non, monsieur, il ne faut pas (jue vous ayez rien à démêler avec cet étranger. Je le connais : c'est im hom.mo terrible; vous, vous n'èles pas endurant; vous

2o4 LES PROJETS DE MARIAGE,

avez le bon droit de votre coté; vous n'aimez pas qu'on vous trompe : et vous avez raison. Vous lui parlerez ferme ; lui , comme militaire , vous répondra sur le même ton ; vous vous fâcherez ; il redoublera de lorce , d'adresse , de ruse pour en venir à son honneur; et peut-être enfin que, malgré tous vos efforts, il cherchera querelle à son rival , il le tuera et il enlèvera votre nièce.

CAZIWI.

( En colère. ) ( Se radoucissant. )

Enlever'..,, je ne le souffrirai pas. Passe encore s'il la demandait en mariage. Je pourrais consentir....

PEDRO

Est-ce qu'un galant de profession demande jamais une femme en mariage? Fi^pinc! c'est trop commun. Il l'enlèvera, c'est moi qui vous le dis.

CA.ZTIVI.

Mais quel moven emploieras-tu plus que moi?..

PEDRO

Oh! un bien simple. Je connais le colonel; au milieu de tous ses défauts , il a du bon vraiment. Il a d'ailleurs infiniment de confiance en moi, la plus grande idée de ma probité. Je lui parlerai en père, je le ferai rougir de ses erreurs. Je lui dirai , d'un ton pathétique, les larmes aux yeux: «pourquoi venezvous troubler la tranquillité d'une honnête famille, d'un homme paisible, qui n'a d'autre sollicitude que de marier dignement sa nièce?» Je redoublerai de chaleur, d'éloquence; je le connais, il n'y résistera pas. Je le vois déjà qui s'attendrit : il m'embrasse, il remoivtc à

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