SCENE XXVI
solument voir en moi le colonel Germencey , pour vous faire plaisir, je vous dirai que je le suis,
CAZIIVI.
A la bonne heure ! que diable ! quand on porte le nom d'un galant homme, on doit le garder, sans aller prendre celui d'un autre.
BELMOTVT.
c'est mon avis.
CA.ZINI.
Allons, sans rancune, mon cher colonel; et, pour vous prouver que j'ai tout oubHé, je vais vous présenter à ma nièce... que vous connaissez très-bien. Oh! je sais tout.
Ah! madame, combien je suis heureux que le hasard!....
ROSALIJVE.
C'est moi qui dois le remercier, au contraire
CAZIJVI.
Voilà une reconnaissance un peu froide ; mais patience , j'ai mes projets , j'arrangerai tout cela.
ROSALINE
Mon oncle, prenez garde....
CAZINI.
Vous avez bien fait d'arriver aujourd'hui; quinze jours plus tard il se pouvait qu'elle fût remariée.
ROSALINE
Mais, mon oncle, songez- vous ?....
CAZINI.
Mais quel mal y a-t-il à dire que ta main est promise au jeune Belmont ?
BELMONT
Au jeune Belmont, monsieur?
CAZIIN I.
Oui , un officier de votre régiment. 11 est ici d aujourd'hui.
BELMONT
Ici? arrivé avant moi?
CAZIIVI.
Oh ! bien long-temps avant vous.
BELMONT, très-étonne.
Ah! ah!
ROSALINE, avec dépit.
Ne croyez pas ce que vous dit mon oncle : il s'amuse tous les jours par de semblables projets. Je puis vous répondre d'avance que ce Belmont ne sera jamais mon époux; et d'ailleurs, sans vouloir montrer de l'orgueil, je me crois encore assez jeune, assez riche, pour espérer de fixer les regards d'un homme qui me conviendra Ijeaucoup mieux qu'un jeune étourdi sans esprit et sans fortime.
BELM ONT, à part.
Me voilà bien ! Il y a là-dessous quelque mystère impénétrable.
CAZINI.
Eh bien, s'il ne te convient pas, n'en parions phis ; et jHiisqu'll est en mon pouvoir de te faire épouser l'homme que tu préfères....