SCENE XXVIII. aa
C A Z I N I , à Germencey.
Répondez donc.
ROSALINE, à Germencey.
Songez qu'il est votre supérieur.
GERMENCEY.
Mais en vérité, je ne sais que dire... [Riant.) Ah! ah! ah! Je ne puis m'empêcher de rire. Ah! ah! ah!
BE LMONT.
Cette gaieté-là n'est pas de saison.
ROSALIWE, à Germencey.
Vous l'irritez.
GERMENCEY.
Pardonnez-moi , monsieur le colonel ; mais il me paraît si singulier.... Ah! ah! ah!
C A Z I N I , à Germencey •
Encore !
BELMONT
Je vois qu'il faut que j'use de toute mon autorité. Vous aurez la complaisance d'aller rire tout seul dans" votre appartement. Vous resterez.... quinze jours aux arrêts.
GERMENCEY, riant toujours.
Aux arrêts! Ah! ah! ah! Pour quinze jours!
BELMO NT.
Ayez la bonté de repartir à l'instant même.
— GERMENCEY, à part.
Repartir! Ah diable! (Haut.) Je prendrai la liberté de représenter à mon colonel, que....
Moi , je prenderai la liberté de vous dire qu'il faut m'obéir.
GERMENCEY.
Mais....
BELMONT
Mais, mais, mais.... Je suis votre colonel ou je ne le suis pas. Voyons, le suis-je?
GERMENCEY.
Il est aussi vrai que vous êtes colonel , que je suis Belmont.
CAZIWI, à Germencey.
Allons, cédez : la discipline militaire le veut ainsi.
ROSALINE, faisant une révérence à Germencey.
Monsieur, je vous soubaite un bon voyage.
GERMENCEY, à part.
Me voilà bien avec mon stratagème.
Je vais donner l'ordre qu'on selle votre cbeval. Pedro ! Pedro ! Il n'arrivera pas.
GERMENCEY, à part.
Que faire? avouerai-je tout?
BELMONT, à part.
Il est embarrassé.