SCÈNE VIL
DUMONT, DOLBAN, MARIE.
MA.RIE
Quelle innocente coquetterie! Elle ne cache pas ses sentiments. On voit qu'elle aime Florvel.
DTJMOJVT.
Et c'est ce qui me désespère ; voir une personne aussi aimable devenir la proie d'un jeune libertin, n o L B A ]V.
Vous en êtes donc bien amoureux ?
DUMONT
J'en suis fou! et la dot, il la dissipera follement.
MARIE
Le mariage peut corriger un jeune homme.
DlTMOJ>rT.
N'y comptez pas ; ses vices tiennent au cœur.
DOLBAN.
Il ne l'épousera pas. Mon maître est un homme raisonnable, et je pourrai m'opposer....
D U M O N T , après avoir réfléchi.
Mes amis, je n'ai plus de ressource qu'en vous; comptez sur ma reconnaissance.
D O L B A N, bas à Marie.
Il se démasque.
MARIE, à Dumont.
Disposez de nous, si nous pouvions vous servir....
DUMONT
Je veux tout faire pour votre fortune. Mais il me vient une idée ; je vous ai vus souvent vous entretenir
en particulier, vous faire des signes d'intelligence
Vous êtes à peu près du même âge.... Vous ainieriezvous, mes amis?
MARIE
Nous aimer!... Mais je suis étonnée.
"» DOLBAN.
Mais ne rougissez pas, mademoiselle Marie. Eh bien, oui, nous nous aimons.
DUMONT
J'en suis enchanté. Je veux vous unir, et c'est moi qui me charge de votre dot.