DUMONT, DOLBAN, MARIE, FLORVEL
DU MO NT, courant au-devant de Florvel.
Ah! c'est vous, mon cher cousin; soyez le bienvenu, nous vous attendions avec impatience.
FLORVEL
Salut au cher Dumont. — Ah ! bonjour , Marie ; mais oij est donc EUse, cette aimable enfant?
MARIE
Vous Tallez voir bientôt, elle est à sa toilette. Je cours vite faire préparer votre appartement.
( Elle sort. ) FLORVEL.
Ce qu'on m'a dit est-il vrai ? quoi ! mon oncle n'est pas encore arrivé ?
DOLBAN.
Il m'a fait prendre les devants pour vous prévenir que des affaires importantes le retenaient pour un mois à Lorient.
FLORVEL
Pour un mois ! mais un mois est un siècle quand on attend. Je suis d'un humeur effroyable ; me faire quitter Paris à l'instant oii il est le plus brillant, où j'allais mettre à fin une aventure.... Je gage que c'est quelque tour du cher oncle; il passe , dans la famille, pour être un original de la j^rcmière espèce....
.oÂîo L'ONCLE VALET.
DOLBAN.
On dit donc, dans la famille, que c'est un original?...
Oh! il a fait mille tours daiis sa vie plus plaisants les uns que les autres. Mais que pense-t-on de celui-ci ? il nous fait venir deux pour épouser sa pupille.... C'est vraiment un fou; mais comme on prétend qu'il a quelques bonnes qualités , nous lui passerons tout cela.