SCENE XI
FLORVEL
Eh ! c'est vous , charmante Ehsc ? vous nie paraissez encore phis johe.
ÉLISE
Vous trouvez? oh ! j'en suis hien aise.
FLORVEL
J'avais le plus grand désir de vous revoir.
ÉLISE
Et moi aussi , je vous l'assure Demandez plutôt
à ma bonne; je n'ai fait que lui parler de vous.
FLORVEL
Vraiment, vous vous êtes occupée de moi?
ÉLISE
Tous les jours. Ah ! Florvel , je ne sais d'où cela vient ; mais , après votre départ , tous les jeux de mon enfance ont cessé de me plaire; je pleurais même, sans le vouloir, de chagrin de vous savoir aussi loin de moi.
FLORVEL
E'aimable innocence !
ROMJNCE.
Premier couplet.
Ah ! combien, pendant votre absence,
Le temps a conlé lentement !
Des simples jeux de mon enfance
Je ne m'anuisais plus autant;
Rien pour mon cœur n'avait do charmes.
Je pleurais sans savoir pourquoi;
!7o L'ONCLE VALET.
Mais alors , pour sécher mes larmes, Je vous désii'ais près de moi.
Second couplet.
Lorsque sur ma harpe sonçre Je modulais un air touchant , A vous si je pensais encore , Je ne pensais plus à mon chant.
Ah! Florvel, en votre présence J'aurais mieux chanté , je le croi , Et pour m'apprendre une romance Je vous désirais près de moi.
FLORVEL
Elle m'inspire un respect....
Troisième couplet.
Je désirais, pendant l'orage, Près de vous , calmer ma frayeur ; Je vous désirais sous l'ombrage , Pour en partager la fraîcheur.
Soit pour jouir de la nature , Ou pour apaiser mon effroi , Toujours , en tous lieux , je le jure , .Te vous désirais près de moi.
FLORVEL, à pan.
Voilà le véritable amour! l'amour sans déguisement.