FLORVEL, ÉLISE, MARIE, DUMONT, DOLRAN
DOLBAN.
Ah ! je suis bien aise de vous trouver réunis.
FLORVEL
Ah ! mon oncle , permettez que ma vive joie , que
ma reconnaissance, que le plaisir J'éprouve des
transports.
( Il le serre et le retourne. ) DOLBAN.
Que diable faites- vous donc? vous m'étouffez.
ÉLISE
C'est par excès de tendresse.
DOLBAN.
Il pourrait me la prouver d'une autre manière ; et toi , ma chère Élise , tu ne viens pas dans les bras de ton tuteur?
La joie me fait un effet contraire , elle m'ôte la parole et le sentiment. Je suis si étonnée , si stupéfaite , que je ne me sens pas le courage de vous embrasser.
DOLBAN, à part.
Voilà un singulier accueil. •
FLORVEL
Vous êtes malin , mon oncle ! vous déguiser sous l'habit d'un valet : j'ai parbleu bien été votre dupe.
ÉLISE
C'est singulier, cet habit vous allait à merveille.