SCENE 111. 3ii
FI RM IN.
Il se rendait à Derval. Si je ne me trompe, Jenni, flans sa dernière lettre, me parlait de ce prétendu comme d'un étourdi, d'un joueur...
MICHEL
11 se pourrait! Tant mieux, morbleu! cela secondera notre entreprise; le galant n'osera pas se présen ter chez sa belle. Il sera obligé de garder l'incognito dans cette auberge, jusqu'à ce qu'il lui soit arrivé des fonds; nous, pendant que ce pauvre reclus fera de tristes réflexions sur les vicissitudes de la fortune, nous battrons la campagne, nous cernerons le châteaii , nous dresserons nos batteries, et qui sait si nous n'emporterons pas la place à la barbe de l'ennemi.
FIRMIN
Pourrons-nous réussir dans cette entreprise?
MICHEL, prenant un jeu de cartes.
Je m'en vais bientôt vous le dire. Consultons l'oracle des dames.
FIRMIN
Quoi! tu veux faire parler les cartes? quelle folie!
MICHEL
Attention : je vais ouvrir le livre des destins.
FIRMIN
InibécîHe !
MICHE L
.le vois que vous êtes un impie. Toutes nos jolies femmes ne vous ressemblent pas, elles vont consulter l'illustre Yilneuve; je suis élève de cette femme célèbre;
3j2 le trente et quarante.
mais je ne fais pas payer mes oracles si cher. (// bat les cartes. ) Voyons si vous obtiendrez votre belle.