SCENE XX
MICHEL, traversant avec nin; valise.
Oh! c'est le diable !
VAL COURT
Ton maître s'est-il consolé des rigueurs de la fortune, en contemplant sa belle idole?
MICfIEL, à part.
Nous sommes perdus.
VALCOURT
A-t-ii sauté de joie en voyant ce portrait; a-t-il été sensible à mon cadeau?
J E N W 1 , à pa' t
Ne serait-ce pas là ce Valcourt. ( Haut. ) Sortons , ce jeune homme paraît ivre.
On a parlé d'un portrait ; je suis bien aise de m'instruire...
MICHEL, bas à Valcourt.
^ Retirez-vous , de grâce ; ces dames sont de ma connaissance, nous sommes en famille.
V A.LCOURT.
Que dis-tu ?
MICHEL
Je ne le tirerai pas d'ici ; quel embarras! i^^ l^alcourt. ) Est-ce que vous ne partez pas.
VALCOURT
Tout à l'heure : dis à l'hôtesse de m'apporter son compte; et cours vite me seller un cheval.
M I C II v. L.
Tout va se découvrir : adieu la parenté.
VALCOURT
Allons, va donc, ou morbleu....
MICHEL
Quel diable d'homme ! il nous porte toujours malheur.
VALCOURT
Eh bien ! il se fâche , je crois. N'en soyez pas étonnées, mesdames; il m'en veut : c'est assez naturel; j'ai ruiné son maître , un de mes amis.
Ruiner son ami ! cela est affreux.
VALCOURT
J'en conviens; mais j'avais tout perdu la nuit précédente.
MADAME DERVAL
Mais que parliez-vous de portrait?
VALCOURT
Ah ! je vais vous conter cela : c'est une aventure assez plaisante. Je n'avais plus le sou, il me restait une petite miniature : elle était jolie, la miniature.