SCÈNE XIV
BURBANDO, SALPETRO, VALENTIN écoutant.
SALPETRO.
Ainsi, vous ne devez pas vous inquiéter de ces Français. i|
VALENTIN, sans ètir vu.
On parle de nous.
SC£]NE Xl\. 39
BU RB A N DO.
Je sais que d'une façon ou de l'autre, il nous sera facile de nous en débarrasser.
VA LENT IN
Débarrasser! que cela veut-il dire?
BURBANDO.
Cependant il faut de certains procédés, je me charge de ce soin... Mais d'abord pensons à notre affaire. — As-tu recommandé à nos gens de se tenir bien cachés jusqu'à l'instant oii tu feras le signal?
VALENTIN, à part.
Des gens cachés! un signal!
SALPETRO.
.l'ai pris toutes mes précautions, rien ne manqueia... .l'ai distribué douze carabines ; croyez-vous que cela soit assez?
VA LENT IN, à part.
Miséricorde !
BURBANDO.
Oui... Comme ils seront surpris!... il faut qu'ils entrent tous à la fois. A la fin du souper, je te ferai un signe des yeux qui t'instruira que le moment est favorable ; alors tu sais ce qui te reste à faire.
SALPETRO.
C'est bon , c'est bon !
BURBANDO.
Nous voilà d'accord... Maintenant je vais prendre mes armes et mon habit de cérémonie.
V ALENTIN , H pari.
Quelle cérémonie!
4o LE VIEUX CHATEAU.
BUUBANDO.
C'est un grand jour pour moi! souviens-toi bien de tout. Mystère et promptitude^ voilà le mot d'ordre.