‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 251 sur 340 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

DUBOIS, SUSETTE, CHARLES.

CHARLES, s' essuyant.

Je n'en puis plus! pour toi je reviens de la ville , Encore n'ai-je fait qu'une course inutile.

DUBOIS

Pourquoi?....

CHARLES

Je suis allé chercher un médecin.

DUBOIS

Un médecin ! grands dieux !

390 LUS ÏUTKUKS VENGES.

Et pour qui donc enfin?

CHARLES

Ehl parbleu, c'est pour lui; sa tête n'est pas saine.

SITSETTE.

Et d'aller le chercher tu t'es donné la peine ?

DUBOIS

Un médecin pour moi ! le tour est assez bon.

SUSETTE.

Tu devais éviter cette commission.

CHARLES

Eh! mais c'est bien aussi ce que j'ai voulu faire; Mais à l'ordre, pourtant, je n'ai pu me soustraire.

— Charles , m'a dit tantôt mon maître avec humeur , Va porter à l'instant cette lettre au docteur.

— Au docteur! ai-je dit, et qui donc est malade?

— Eh ! parbleu,c'est Dermon; je crains quelque incartade, Il est dans son accès... Moi, par compassion. J'ai voulu te sauver la consultation.

— Mais pourtant, ai-je dit, il m'a paru très-sage....

— Ah! c'est qu'il ne t'a pas raconté son naufrage, Avec des rossignols.... mille autres visions,

Qui devraient le mener aux petites maisons. Allons, prends mon billet, cours vite le remettre; Tu me rapporteras la réponse à ma lettre. A ces mots, en plaignant ton funeste destin. J'ai couru lentement chercher le médecin.

SUSETTE.

.s'il allait découvrir notre supercherie?...

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