BONNARD, BELVAL
BOIVNA.RD.
Pensons à ma pupille.
BELVAL
Oui, vous avez raison.
B 0 N N A R D , réfléchissant.
Mais ce moyen pourrait... en effet, il est bon. Dans cet appartement j'amènerai Sophie , Et nous l'entretiendrons tous deux de la folie Qu'elle a d'aimer Belval ; surtout nous lui dirons , Sur ses vices, ses mœurs, ce que nous en savons: Et vous ajouterez , pour appuyer la chose , Que depuis trop long-temps le voisinage en cause ; Qu'un ami m'a de tout averti pour son bien , Et qu'enfin vous étiez présent à l'entretien.
BELVAL
Mais ce serait mentir , de parler de la sorte ! Je n'ai rien entendu...
BONNARD
J'en conviens ; mais qu'importe ?
X ce mensonge-là je ne vois aucun mal , Et c'est plutôt un bien , s'il peut nuire à Belval. Nous devons d'un malheur garantir la jeunesse. Allons , de me servir faites-moi la promesse.
BELVAL-
A menez la pupille, et vous serez content.
Torne III. 27
4iH LES TUTEURS VENGÉS.
Bien obligé , mon cher, je reviens à l'instant.