SCENE XVIII. 4f
BLINVAL
Tout. — Si vous daignez accepter mes services!^
LEONISE.
Qu'osez-vous me proposer? songez- vous aux dan g^rs?....
fiLINVAL.
Je connais tous les périls qui m'environnent; je sais que je suis au pouvoir de Burbando : dénué de secours, privé d'appui , il me sera sans doute difficile de vaincre; mais, si vous daignez encourager mes. tentatives, enflammer mon courage, fort de votre aveu, de la justice de mes droits, du désir de vous rendre à la liberté, au bonheur, je vous arracherai de ses mains et je triompherai de tous les obstacles.
LÉONISE.
Qui peut vous engager à tenter un projet aussi hardi ?
ELINVAL.
Vous me le demandez! La pitié que votre sort m'inspire, la barbarie de votre tyran; j'os^ le dire, l'intérêt, le tendre intérêt que je ressens pour vous!
LÉONISE, embarrassc-p.
Le tendre intérêt...
DUO
BLINVAL
Ne soyez pas inexorable , Pardonnez ma témérité.
LÉONISE.
Ne soyons pas inexorable, Pardonnons sa téniéiité.
BLIJN^VAL.
Peut-on être jamais coupable , En cédant à tant de beauté ?
Oh ! de l'amour pouvoir suprême !
Mon cœur s'émeut en vous voyant :
Pour brûler d'une ardeur extrême, Il ne faut, hélas! qu'un moment.
LÉONISE.
Oh! de l'amour pouvoir suprême!
Mon cœur s'émeut en l'écoutant :
■ Pour brûler d'une ardeur extrême,
Ne faut-il , hélas ! qu'un moment ?
Ne soyez pas inexorable , Excusez ma témérité ; Mais à cet aveu trop coupable Daignez répondre avec bonté.
LÉOIVISE.
oh ! de l'amour pouvoir suprême!
Mon cœur bat en vous écoutant; Mais pdtor brûler d'amour extrême, Il nie faudra plus d'un moment.
BLINVAL
Vous excusez ma tendresse.
Oh ! quel moment enchanteur !
Déjà d'une douce ivresse Je sens palpiter mon cœur.
LÉONISE.
Un trouble secret me presse De pardonner votre ardeur ; Mais ce n'est pas la tendresse Qui fait palpiter mon rœur.