SCÈNE X
SÏÉPHANOW, GESLIN, PANOW, Les EXILÉS.
STÉPHANOW.
Mes amis, il faut renoncer à nos projets.
GESLIN
Pourquoi ?
STÉPHANOW.
Les circonstances nous y forcent.
GESLIN
La trahison seule peut les faire avorter.
STÉPHANOW.
Èéniowski est libre : le gouverneur lui donne s>j nièce, et dès demain le mariage s'accomplit.
LES EXILÉS
Grands dieux!
Béniowski peut-il , sans être un monstre , nous servir ? Peut-il trahir son épouse , son oncle .-' Ah ! nous sommes trop heureux s'il n'a pas déjà révélé nos secrels !
PANOW.
Vengeance , mes amis !
GESLIN
Stéphanow, vous n'aimez pas Béniowski, je le vois. Eh bien! moi, je réponds de lui comme de moi-même. Peut-il empêcher que le gouverneur ne le comble de bienfaits, ne lui doime sa nièce? Peut-il même, sans inspirer la défiance, se refuser à son bonheur? Moi,
46o BÉNIOWSKI.
je vois Béniowski malheureux, accusé sans raison;
mais je ne le vois pas coupable.
PANOW.
Il faut Tentendre.
GESLIN
Le voici.