SCENE XXI. 5ï
«URBANDO.
(Salpetro a apporté la bouteille.)
Allons, morbleu! buvez un coup à nos santés.
(îl verse seulement à Blinval.) VALENT IN, bas à Rlmval.
N'y touchez pas !
BLINVAL
Est-ce à moi seul que vous en versez ?
BTJRB\NDO.
Je n en sers pas aux dames ; cette liqueur est trop forte pour elles...
BLINVAL
Mais vous!
BURBANDO.
Oh! moi, je n'en prends pas à cause de ma gouttc>.
V A L E N T I N , bas à Blînval.
Vous avais-je trompé?
BURBANDO, à Blinval.
Mais buvez donc !
BLINVAL
Je n'aime pas les liqueurs.
BURBANDO.
Oh! VOUS ne refuserez pas de boire à la santé de ma pupille.
LÉONISE.
A mon bonheur, je vous en prie.
BLINVAL
Elle m'en prie!... elle ne sait pas... Je suis fâché âc VOUS refuser , mais cela m'est impossible.
BURBANDO.
Il ne faut forcer personne. (^ demi-voix.) Salpetro! j'ai changé tridées à l'égard de ces messieurs. L'instant esf favorable , tu peux donner le si£[nal.
BLINVAL , à Yalentin.
Le signal 1
BURBANDO, à Salpetro qui est déj a loin.
Surtout que cela soit prompt.... tu m'entends ?
BLINVAL, se levant vivement et saisissant ses pistolets.
Je ne puis tenir à tant d'atrocité ! Tu crois triompher, traître! mais nous te vendrons chèrement notre vie !