‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 4 sur 340 · SCENE IT. f · texte numérisé non relu

SCENE IT. f

Cervantes: nous l'enverrions courir le monde, vous seriez sa Dulcinée,

LÉONISE.

Ne me parle pas de son amour, il me rend encore ce séjour plus insupportable... J'ai beau me plaindre, même devant ses amis, de la contrainte dans laquelle je vis....

ZERBINE

Vous le désolez... Je me doute que ces étrangers vont savoir aussi... Mais à propos, ce sont des Français! ils me rappellent un certain mariage....

r, ÉONISE.

Que tu es folle !

ZERBINJ^

Je renouvelle vos douleurs; car enfin , il n'y faut plus penser, c'est un mariage manqué. Malgré tout le respect que je dois à la mémoire du seigneur Osvedo, je ne puis m'empêcher de rire de cette aventure. Le hasard le fait aller à Paris ; il se lie avec un jeune Français, lui promet sa fille, et revient en Espagne. Sans avoir vu le futur , nous acceptons ( un Français ne se refuse pas); nous disposons tout pour le mariage; on attend le prétendu, il n'arrive point : votre père meurt, nous nous désespérons; un vieux parent arrive , se déclare notre tuteur, nous fait quitter la ville, nous enferme dans ce vieux manoir, et nous perdons tout à la fois , un bon père , un jeune amant et notre liberté.

L ÉONISE.

Ah! la mort seule de mon père est la cause de tous

mes maux! Mais don Burbando ne revient pas, il est tard...

zerbijve.

Soyez tranquille , il a son escorte ordinaire ; tenez , je gage qu'il n'est resté si long-temps à la ville, que pour comploter quelques nouveaux divertissements en votre honneur.

LÉONISE.

Tu me fais trembler!... Je crois entendre du bruit...

ZERBINE

Ce sont peut-être nos Français?

LÉOWISE.

Je vais me retirer... il n'est pas dans nos usages...

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