ACTE 111, SCEINE X. \x
M AKW OO 1) , à pan.
Oh! quelle violence il faut que je me fassi^
SARA, à Mt^Hoat.
A mon père, Melfont, songeons à rendre grâce.
( à Mai'wood. )
Pardonnez , Milady , vous qui, sur notre sort. Prenez, j'ose le croire, un intérêt très-fort: Daignez lire à présent la lettre de mon père.
(Elle lui tend la lettre ouverte.)
Vous verrez qu'il n'a plus contre nous de colère ; Lisez, voyez combien ces mots-là sont touchants: Ah! pour vous, j'en suis sûre, ils sont intéressanls
(Marwood a lu la lettre. )
Que vois-je, milady, vous changez de visage!
M 1 R W O O D , en rendant la lettre. ( à part. ) ft
Je ne puis contenir tout l'excès de ma rage!
SARA
Vous pâlissez.
M ARWOO D.
J'éprouve un étourdissement.
M E I, F O N T , à part.
Que n'est-elle bien loin! je tremble; à chaque instaiiL
(Haut.)
Voulez-vous prendre l'air ?
Oh ! c'est fort peu de chose
SARA
De ce mal si subit puis-je savoir la cause?
M A W W O O l>, vivement à Melfont.
J)oiHiez-moi votre bras, Melfont; je vcuvsorlu.
SARA
Aurai-je le bonheur de vous voir revenir ?
M A R W O O D , dans ua trouble extrême.
Si VOUS le permettez, il faut que je vous quitte; Je ferai mes adieux dans une autre visite.
(Elle sort en tenant le bras de Melfont , et en jetant sur Sara, à la dérobée, des regards de colère; Sara les reconduit, et sort avec eux.)