‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 11 sur 400 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

BELAMÏ , VERSAC , la MARQUISE.

VERSA.C, un bandeau sur les yeux.

Mais où donc me conduisez-vous Avec tant de cérémonie ?

BEL AMI

Je vous conduis en bonne compagnie:

Vous ne vous plaiudiez pas de nous.

( A la marquise. )

Comment le trouvez-vous , madame ?

LA MARQUISE, liant.

Eh! mais, il me semble assez bien.

VERSAC

Quelle voix a troublé mon ame ?

Il est donc ici quelque femme ?

Répondez donc .'

BEL AMI

Je n'en sais rien.

VERSAC

Ah ! vous me cachez quelque chose ; Vous me retirez de ma tour :

De plus votre rigueur s'oppose A me laisser revoir le joiu-.

LA MARQUISE

Pourquoi l'enfermer dans la tour.?

C'est vraiment une barbarie.

VERSAC j s'approchant de la luarquisf .

Vous me paraissez attendrie, Madame, ayez pitié de moi:

De mon geôlier je suis victime.

BEL A MI

Que dit-il donc ? quel est mon crime ? Je m'en vengerai bien, ma foi!

VERSAC

Vous, chef-d'œuvre de la nature.

Vous, objet le plus enchanteur, Du cruel tourment que j'endure Vous adoucirez la ritrueur.

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