‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 126 sur 400 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

TOM, HENRI, EDOUARD

TOM

Monsieur 1

i;douard.

Quoi! c'est toi, Tom! ici que viens-tu faire?

TOM

Je viens vous avertir que pour certaine affaire Une dame est venue....

HENRI

Une dame!

TOM

Elle est bien.

Un air tant soit peu fier; mais un fort beau maintien. De ne pas vous trouver elle a paru blessée : « Où donc est votre maître? Allons , je suis pressée; Mais parlez donc!» — Il est, ai-je dit promptement, Chez sir Harvey, — « Harvey , le baronnet; comment

Peut-il...? » Elle poursuit : « Ses soins pour son enfance

Lui donnent mille droits à sa reconnaissance. «

Elle disait cela d'un ton si résolu ,

Quon aurait pu vous croire au moins son prétendu.

Il faut en convenir, elle est, ma foi, jolie;

Mais je lui trouve, moi, la mine un peu hardie:

Il faut que son époux, quelque homme que ce soit,

Ne se fasse pas trop prier pour marcher droit.

EDOUARD

Mais finiras-tu donc, parleur insupportable.

HENRI

Le portrait de ta belle est, ma foi, très-aimable.

EDOUARD

Mais cette dame, au moins, aura laissé son nom? Ah! je crois deviner... Oui, c'est miss Odelson.

TOM

Justement, le voilà.

HEJYRI.

Serait-il véritable?

Odelson , de Dublin ?

ÉDO UARD.

Oui.

HENRI

C'est inconcevable !

TOM

De venir en ces lieux j'ai voulu l'empêcher,

-Mais il se pourrait bien qu'elle vînt vous chercher.

A votre place, moi...

EDOUARD

Je connais sa demeure.

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