‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 134 sur 400 · ACTE 111, SCENE · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCENE

Peut-être contre moi. Que me font ses paroles! C'est une pauvre miss à mettre au rang des folles. Par mon frère je crois avoir connu ce nom ; iït sa visite ici me fait naître un soupçon...

( A madame Follevillp. )

Ne pourrai -je savoir?

MADAME FOLLE VILLE

Quoi !

MILADY

Ce qu'elle a pu dire.

MADAME FOLLEVILLE

,]c n'oserai jamais...

MILADY

Vos craintes me font rire.

Puisque vous le voulez , je parlerai sans art : Notre miss en entrant s'informe d'Edouard ; Andrews, votre valet, dit que, pour sa demeure, Avec Henri Weymour il est parti sur l'heure. « îlenri Weymour! dit-elle, avec étonnement; J'étais loin de le croire à Londre en ce moment. N'importe! sauriez-vous où je pourrais me rendre Pour trouver Edouard ?» — Ici , daignez l'attendre ; [! y doit revenir. Mais, par réflexion, Elle a dit vivement : « Ne m'annoncez pas, non. Je verrais malgré moi cette lady. hautaine

Madame, excusez -moi, je suis historienne), F.t, l'indignation me portant à l'excès, T>ui ferait pénétrer peut-être mes secrets. )^

2i4 L'ORATEUR ANGLAIS.

MIL AD Y

Des secrets! ah! sachons ce que veut cette femme; Contre mon frère elle a quelque projet dans l'ame.

( A sir Harvey. )

Il faut que je la voie. Allez la prévenir Que de la saluer j'ai le plus grand désir.

SIR HARVEY

De la voir, à mon tour, je me fais une fête: Cette miss, à coup sûr, est une forte tête.

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