‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 147 sur 400 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

FLATTEMAN, HENRL

HENRI

Mais que veut-elle dire ? et pourquoi cet outrage ?

FLATTEMAN.

C'est qu'on m'a desservi dans mon dernier voyage. Le ministre , pour cause , à Dublin m'envoya ; La ruse fut connue , et je fus trahi là.

HENRI

J'entends. Mais quel était le but qu'avait mon père ?

FLATTEMAN.

De savoir ce que miss à Dublin venait faire.

HENRI

Mon père a donc connu cette miss Odelson ?

FLATTEMAN.

Je l'ignore ; et pourtant il pâlit à son nom.

HENRI

Il pâlit ! Flatteman , un danger le menace.

FLATTEMAN.

Je le crois comme vous, je l'ai dit à sa Grâce.

HENRI

Il faut tout découvrir. Il faut , si quelque erreur, Egarant son pouvoir , compromet son honneur , Qu'il ne redoute point de m'avouer ses craintes. Moi seul puis le soustraire à de trop justes plaintes. J'aime miss Odelson et je m'en crois aimé : J'invoquerai le nœud que l'amour a formé.

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