ACTE V, SCENE IV. aSg
Que voilà deux amants que je m'en vais unir. Vous devez....
SIR HARVEY
Sans l'aveu d'un père de famille, Une étrangère ici dispose de ma fille !
MISS ODELSON.
Oui, j'en disposerai.
SIR HARVEY
Mais ce singulier ton....
Il n'est que railady qui , dans cette maison , Ait droit de commander ; et votre mariage Ne se fera donc pas malgré que j'en enrage. Ma femme à votre hymen ne pouvant consentir, A son ordre aussitôt il me faut obéir.
( Regardant miss Odelson. )
Et puis dans tout cela je vois certain mystère
Qui peut être fort bon, mais qui ne me plaît guère.
Et toi, qui te permets d'attaquer un seigneur
Qui pouvait devenir un jour ton protecteur;
Je te l'ai dit tantôt , et c'est une imprudence
Que de se mesurer avec une excellence.
En seras-tu bien mieux avec tes beaux discours?
Et quand tu nous tiendrais assis pendant deux jours.
Crois-tu que nous irons, risquant une disgrâce,
Pour te faire plaisir voter contre sa Grâce?
Mes collègues et moi ne sommes pas si fous.
Le duc aura raison, s'il parle contre vous;
Et comme il parlera, je te prédis d'avance
Que tu perdras ta cause avec mon alliance.
aGo L'ORATEUR ANGLAIS,
MISS ODE L SON
Et mol je lui prédis le plus brillant succès ; Qu'il fera sa fortune en gagnant mon procès ; Que Weymour tombera; que sa chute est procliaine; Que votre femme un jour deviendra moins hautaine; Qu'Edouard, votre ami, doit épouser Clara, Qui me craint aujourd'hui, cpii bientôt m'aimera; Et qu'enfin cet hymen, en vous comblant de gloire, Fera votre bonheur, et vous pouvez m'en croire.
SIR H A n V E Y , tout étonné.
Vous m'assurez cela d'une telle façon , Que je ne suis pas sûr encor d'avoir raison.