ACTE II, SCENE II. ;^j
la princesse , et que je prédisais entre elle et la jeune reine une amitié...
LA MARQUISi:.
C'est on ne peut pas mieux. Mais je suis étonnée que vous n'ayez pas jeté sur moi quelques petits mots... (le ces petits mots qui ne tirent point à conséquence , et qui s'entendent sans qu'on les dise.
LE C HE VA LIEU
Ah ! madame , si j'avais su que vous eussiez le désir
LA MARQUISE
Non, mon cher, je vous défends de prononcer mon nom , cela ne conviendrait pas ; mais avec quelques petites pensées qui ne signifient rien.... Enfin, vous arrangerez cela. Tous ces petits compliments vous coûtent si peu à vous autres auteurs comme il faut.
LE CHEVALIER
Vous croyez , madame la marquise , que cela nous coûte peu ?
LA MARQUISE
Mais j'entends la princesse , entrez dans cet appartement , je vous y enverrai prendre au moment de vous présenter.
LE CHEVALIER, à part.
Ah ! quel métier ! on a raison de dire qu'il ne fiiut avoir, pour réussir dans ce pays, ni humeur, ni honneur.