VERSAC, SEUL
( On entend le brnît des serrures. )
C'est donc lu veuve d'un colonel qui me fait conduire {regardant V appartement^ dans un très -beau château ? Elle doit y souper avec moi. Je vois que mon aventure ne finira pas mal. {Il s'assied et prend des livres. ) Ali ! le roman à la mode ! C'est dommage que je l'aie lu... Mais que vois -je ! un billet ouvert... lisons. « Jeune prisonnier, ne vous désespérez pas. Quoi- « que votre dédain pour les dames vous ait bien mé- « rite une punition , on prendra soin d'adoucir votre « captivité. » — Mes dédains pour les dames ! on m'a bien mal jugé! — « De la patience, de la résignation, « surtout plus de sciences ni de politique. » — - Mais où diable a-t-on vu que j'étais un savant? — «Que « l'on oublie Paris et ses pédants , pour ne songer qu'à « la mystérieuse dame qui s'est chargée du soin de conte tribuer au bonheur du trop sérieux Edouard Dor- «meuil.» — Edouard Dormeuil ! quoi! c'est notre Caton qu'on voulait enlever! et c'est moi, Versac, le plus li.... le plus aimable du régiment que l'on amène à sa place ! ( // rit. ) Je ne m'étonne pas de cette méprise; le jour même nous avons dîné dans la même maison. Mais à quoi pensent donc les femmes ! Certes , je vaux cent fois mieux que mon raisonnable camarade ;