‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 220 sur 400 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

Le CHEVALIER, Le duc, La PRINCESSE, La marquise. Don SALVADOR.

LA M A R Q U 1 S E , bas au chevalier.

Tenez- VOUS un peu à l'écart jusqu'à ce que la princesse vous rappelle , c'est l'étiquette.

LA PRINCESSE

Eh bien, don Salvador, ainsi que vous l'espériez, êtes-vous parvenu à savoir le motif qui nous amène ici cet étranger ?

DON SALVADOR

Je n'ai pas besoin de vous assurer de mon zèle. Personne plus que votre altesse ne sait combien je lui suis dévoué. Il faudrait que je fusse le plus ingrat des hommes, pour ne pas me rendre digne de ses bontés.

LA PRINCESSE

Je ne doute nullement de vos sentiments pour moi. En vous faisant monter du plus humble état aux grandes places de la monarchie, je n'ai fait que récompenser vos talents , vos vertus , votre piété.

DON SALVADOR

En acceptant l'honorable emploi que vous avez bien voulu me confier, votre altesse sait aussi que ce n'est qu'avec douleur que je me suis arraché à l'obscurité de ma retraite. Et sans mon respect pour sa personne et le désir de lui prouver ma reconnaissance, je m<> serais gardé de m'exposer à ces tentations mondaines qui ne peuvent que vous éloigner de la voie du salut.

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