ACTE IV, SCENE Y
r, !•: c ri F V a l i e iî .
Et ({uol donc !
LE DUC
Ce n'est lion , une bagatelle. Tenez , jetez-y , si cela vous est égal, par-ei , par-là , de ces traits.... enfin un ])eu de sublinu^...
LA PRllVCESSE, riant.
Oui, cela fait toujours assez bien dans un ouvrage. Moi , j'y trouve un autre défaut; c'est qu'on m'y a beaucoup trop louée , et je tiens à ce qu'on supprime...
LA MARQUISE
Eh! mon dieu! princesse, laissez-nous donc faire : cela ne vous regarde pas.
LE DU C
Eh ! sans doute. Songez donc qu'Elisabeth , dès son arrivée, va devenir votre amie, comme l'était la feue reine.
LA PRINCESSE
Je dois le croire; mais cependant on ne peut répondre des caractères.
LE D U C , à part.
Elle a peur.
LA PRINCESSE
Nous avons à causer sur ce sujet, mon cher duc , et à nous occuper des préparatifs d'un hymen qui va encore resserrer les liens de notre amitié.
^' ( Elle pai-le bas au duc. )
LA MARQUISE, bas au chevalier.
Ecoutez, mon cher chevalier, vous êtes un homme charmant ; mais vous voyez qu'on a des secrets et que vous ne pouvez pas rester.
LE CHEVALII. R.
Comment! madame, je croyais avoir l'honneur..,.
Eh! non, la princesse n'admet dans son intimité que ^^es favoris : c'est l'étiquette.
LE CHEVALIER
Mais cependant....
LA MARQUISE
Il faut de la discrétion. La princesse n'est pas bien ; et , vous le concevez , des vers comme cela , le soir , cela pèse sur l'estomac.
LE CHEVALIER
Pourtant je croyais....
LA MARQUISE
Il ne faut jamais croire. Vous avez lu, on vous a écouté , on n'a pas dormi , vous devez être enchanté.
r-E CHEVALIER , tout étourdi.
Ah !
LA MARQUISE
A demain , de bonne heure ; et comptez toujours sur ma protection.
( Le chevalier sort. )